La réforme du collège ou le combat des abrutis

Aaaah l’éducation, vaste sujet qui mériterait plusieurs tomes de 500 pages pour gratter la surface de la vérité. Donc, comme les autres, je vais chercher à le faire en une trentaine de lignes balancé à la populace sans réflexion aucune.
Dans le coin gauche, Madame le ministre, dans le coin droit, des contestataires habituels, professeurs, étudiants, parents, intellectuels de toute orientation politique et autres confessions stupides. Ces derniers partageant une peur farouche pour le changement. Certains ne se posant même plus la question avant de monter les barricades au son du mot « réforme ». On est en France ici, on ne réforme pas l’éducation, personne n’a vraiment envie de bosser et si on se penche trop sur la question ça pourrait se voir.

Est-ce qu’une réforme est nécessaire, évidemment. Tout ceux qui ont fréquenté le système scolaire public ces 25 dernières années ont pus constater sa navrante inefficacité. On pourrait donc penser que je me réjouis d’une mobilisation d’un ministre et de sa détermination à changer les choses.    Malheureusement, encore une fois, la réforme présentée n’a visiblement pas demandé la moindre réflexion théorique en amont. Continuant de tabler sur les erreurs du passé, considérant l’apprentissage comme ce bloc culturel inamovible, chacun doit se rendre obligatoirement dans son établissement, 7h par jour, écouter des débiles réciter des bouquins datés à des scribes amorphes collés à leurs smartphones, apprenant à maitriser Angrybirds en toute discrétion sous la table, consultant Facebook et Farmville toutes les 10 minutes. Professeur, vous pensez que vos élèves vous écoutes : c’est faux, du collège à la fac !
Quand on rentre dans le monde du travail plus tard, on se rend compte de la chance qui nous était donné de passer nos journées à apprendre, à comprendre le monde, à développer notre culture, nos passions et notre réflexion. Cependant, comme depuis de nombreuses années maintenant, la lourde tâche d’éduquer les futurs générations revient à un groupuscule composé à 90% d’individus dénués de talent, de personnalité et de pédagogie : les enseignants.

Au cours de mes tribulations scolaires, les rares profs qui m’ont marqué et m’ont motivé à l’apprentissage sont ceux qui sortaient du schéma de pensée professorale traditionnelle. Dotés d’humour et d’une culture plus vaste que le bouquin de leur matière, capable de communiquer avec leurs élèves de façon humaine et naturelle, s’adressant à une trentaine  d’élèves supposés intelligents. Ces professeurs capables de gagner le respect par leur personnalités et pas par le biais des menaces désuètes de la discipline scolaire, on en rencontre 2 ou 3 sur une vingtaine d’année de cours. Nous sommes tombés bien bas par rapport aux Athéniens, rendons à la transmission de savoir ses lettres de noblesses en la mettant entre des mains talentueuses et savantes (pas les miennes).
Une réforme oui, mais une vraie, destinée à réformer la façon dont on perçoit et dispense l’éducation. Comme le disait l’autre « c’est tout un système qui mérite un coup de peupom » pas juste trois matières à la con.

J.

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